Radjaïdjah Blog

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lundi 10 avril 2017

Lepainoutai

En 1993 Haruki Murakami publiait L'éléphant s'évapore, un recueil de nouvelles incluant deux récits étranges sur deux attaques de boulangeries. Ces deux nouvelles seront rééditées en 2012 dans le livre Les attaques de la boulangerie.

Vingt-quatre ans plus tard, voici... lepainoutai, chanson inspirée de Stromae.

Le Radjaïdjah Blog vous souhaite une bonne sortie d'Égypte !

vendredi 22 avril 2016

Un seder plus sûr

Après Bo et When do we eat?, voici en 2016 quelques consignes de sécurité pour Pessah.


Source : Fondation Charles & Lynn Schusterman.

חַג פֶּסַח שָׂמֵחַ

mardi 5 avril 2016

Darfimbabwour

Un court-métrage tragicomique sur l'ascension médiatique de la famine au Darfimbabwour.

Inspiré de la bd désamorcage de Gotlib, comme le confirme le réalisateur qui semble vivre à l'écart de la place publique.

De la même équipe, les podcasts de Marius : La pâte à prout, Draguer une fille, La piscine.

lundi 18 février 2013

McDo cacher

Les lois juives sur la nourriture, la cacherout interdisent de mélanger le lait et la viande. En conséquence, en supposant que le fromage est fait à partir de lait et le steak à partir de viande, il n'existe pas de cheeseburger ou de BigMac cacher. Et pourtant, McDonald's, la célèbre compagnie immobilière[1], a ouvert des franchises cachères, où le fromage est remplacé par des substituts non lactés. Tous ces restaurants se trouvent en Israël, comme on peut s'y attendre, sauf un.

Où est donc le seul McDonald's cacher hors Israël ? A New York ? À Paris ? Réponse : à Buenos Aires, en Argentine. Pourquoi là-bas ?

Une explication probablement incorrecte mais néanmoins sympathique est la suivante.

Le 1er septembre 1939 l'Allemagne envahissait la Pologne, marquant le début de la seconde guerre mondiale. Le même jour, ces deux nations devaient s'opposer en Argentine, à l'occasion de la phase finale de la huitième édition des olympiades d'échecs. Trois ans après les jeux olympiques de Berlin, cette édition se jouait en Argentine, car le climat politique était particulièrement tendu en Europe à l'aube de la guerre.

Environ 135 joueurs d'échecs de 27 pays s'affrontèrent lors de cette compétition qui débuta le 21 août 1939. Après une semaine d'éliminatoires ne restaient plus en lice que 16 pays ; la phase finale débuta le 1er septembre, date de l'invasion allemande. Pour la plupart des joueurs les victoires étaient une maigre consolation alors que leur pays entrait en guerre. Ainsi les Britanniques furent rappelés sur-le-champ, et trois membres de l'équipe rejoignirent Bletchley Park, le service de cryptanalyse des forces alliées, dont l'action fut décisive sur l'issue du conflit. Les autres équipes restèrent sur place, et alors que le tirage au sort avait désigné que l'Allemagne devrait affronter la France et la Pologne, les organisateurs, conscients de la délicatesse de la situation, déclarèrent de nombreux matches nuls d'office. Finalement, les Allemands gagnèrent (dans la tradition footballistique[2]), les Polonais (menés par Xavier Tartakover) finirent deuxièmes, et les Français (menés par Alexandre Alekhine) dixièmes.

Après le tournoi, 23 joueurs qui devaient rentrer en Europe, dont deux femmes qui avaient pris part à l'édition féminine des olympiades, décidèrent de rester en Amérique du Sud. La plupart d'entre eux étaient juifs, et leur retour était quasi-synonyme de déportation dans les camps de concentration ; ils étaient venus en Argentine sur le même bateau belge, le Piriapolis, qui fut considéré comme l'Arche de Noé de toute une génération de joueurs d'échecs.

Comme conséquence, le savoir échiquéen mondial fut fortement concentré en Argentine pendant la guerre, et l'Argentine, qui n'avait jamais fini sur le podium des olympiades jusque-là, l'atteignit sur cinq des six éditions qui suivirent, de 1950 à 1962.

Peut-être est-ce pour cette raison qu'il y a un McDonald's cacher à Buenos Aires.

Sources : 1, 2, 3.

Notes

[1] Pour ceux qui pensent que McDonald's est une entreprise de restauration, rappelons que la majorité de son chiffre d'affaire provient de la location des locaux pour ses franchises.

[2] Le football est un sport qui se joue à onze contre onze, mais à la fin c'est toujours l'Allemagne qui gagne. Gary Lineker

lundi 31 décembre 2012

La croissance de la décroissance

Le mois dernier Paul Ariès était invité à parler de décroissance, par ailleurs un des thèmes du GIMUN de cette année. Sur le fond c'était assez clair, sur la forme il est possible que le « compte-rendu » qui suit paraisse un peu désordonné et confus.

Selon Ariès, la nécessité d'une politique de décroissance (sous-entendu: de l'activité économique) provient des deux considérations suivantes :

  • Si les 7 milliards humains vivaient comme les Européens il faudrait 3 planètes pour les supporter (7 s'ils vivaient comme les Américains).
  • Il est moralement injuste que certaines catégories vivent bien mieux que d'autres[1] (ce qui est bien sûr contesté par les tenants du libéralisme).

Muni de son nouveau livre Le socialisme gourmand, Paul Ariès appelle à rompre avec le capitalisme, système « diablement efficace ». Le capitalisme serait en effet un système à la fois :

  • exploitant le travail et pillant les ressources
  • intrinsèquement productiviste, impensable sans croissance
  • imposant des styles de vie et des modes de vie

Selon le gouvernement socialiste actuel, il n'y a pas de solution aux inégalités sans croissance. Il apparaît ainsi que la gauche est divisée en deux catégories : la gauche productiviste (au pouvoir), et la gauche antiproductiviste (qui résiste au progrès[2]).

Paul Ariès fait partie ce cette dernière, dans la tradition des paysans qui s'opposaient au glânage, des ouvriers qui cassaient les machines, de Lafargue, de Fourier, des milieux libertaires, et de certains syndicalistes, et à l'opposé des pessimistes à l'image de l'école de Francfort, où les milieux populaires étaient perdus car perdus dans le milieu de la consommation.

La décroissance que défend Paul Ariès n'est pas celle du journal La Décroissance, synonyme d'austérité, de « décroissance de droite », malthusienne, mais plutôt d'une décroissance « intelligente ». Il y a de nombreuses directions pour aller dans la direction d'une décroissance raisonnable, telles que la lutte contre obsolescence programmée et contre le gaspillage : (un produit fini représente 4% des ressources mises en oeuvre pour sa fabrication). Surtout, la planète est assez riche pour passer à ce que les Amérindiens appellent le buen vivir. Il faudrait 40 milliards de dollars pour régler le problème de la sous-nutrition dans le monde (comme le souligne d'ailleurs Jean Ziegler dans le film We feed the world) et 60 milliards pour régler celui de la pauvreté, soit moins de 0.2% du PIB mondial. En même temps, le budget annuel mondial de l'armement est de 1000 milliards de dollars, celui de la publicité est de 900 milliards de dollars, et le produit international criminel (PIC) est estimé également à 1000 milliards.

Il y a ainsi deux concepts clefs dans la « bonne voie » envisagée : redistribution différente et décroissance intelligente. Et y parvenir demanderait un peu de psychologie, car on ne changera pas le monde en culpabilisant ni en faisant appel aux responsabilités mais en suscitant le désir. Le désir, essentiellement, de trois choses[3] :

  1. Le développement de l'économie sociale et solidaire, qui représente aujourd'hui environ 10% de l'économie en France, et a constitué un des secteurs qui a le mieux résisté à la crise[4].
  2. L'extension de la sphère de la gratuité qui passe par un nécessaire développement d'une culture de la gratuité[5] (un thème cher aux partis pirates).
  3. Le développement de la désobéissance à la croissance. Paul Ariès rêve d'une gauche objectrice de croissance tout en évoquant un forum national de la désobéissance multipliant les appels à la désobéissance civile, professionnelle, et institutionnelle.

Dès lors qu'on considère l'intérêt du plus grand nombre dans le cadre d'une « économie du bonheur », les étudent réfutent l'idée d'une corrélation entre pib et accès au bonheur mais trouvent en revanche un lien entre type de société et accès au bonheur. Ainsi Richard Wilkinson montre les conséquences négatives des inégalités économiques sur les sociétés. De plus, comme le capitalisme multiplie les individus superflus, un remède pour pallier ces inégalités serait le revenu minimum universel, éventuellement sous forme partiellement démonétarisée (eau, électricité).

En conclusion, peut-être qu'on ne pourra pas changer le monde mais rien ne nous interdit d'en construire un autre[6].

Notes

[1] Il y a une distribution des richesses à la Pareto : 20% des humains se partagent 80% des richesses mondiales. Plus précisément, un individu possédant au moins 5000€ de patrimoine serait dans le top 50% des humains en termes de richesse, dans le top 10% avec 37500€, et dans le top 1% avec 340000€. Voir aussi le site Slavery Footprint pour savoir combien d'esclaves travaillent pour vous.

[2] Paul Ariès semble opposé à certaines formes de progrès et considère assez sombrement les perspectives transhumanistes qui verraient passer l'homo sapiens au robot sapiens (Jacques Testard parle d'« humanité augmentée ») ou au soma sapiens (avec les technologues comme Anders Sandberg (à qui Ariès attribue bizarrement un prix Nobel) qui étudient les sentiments artificiels et l'ingénierie émotionnelle, des thèmes qui seront évoqués dans l'entrée à venir sur la reprogrammation du cerveau).

[3] Quatre, en fait, car on peut ajouter une nécessaire volonté de surcroît de démocratie (cf l'article de Georges Gurvitch Le principe démocratique et la démocratie future ainsi que l'entrée Démocratie et populisme).

[4] Ce secteur concerne essentiellement les classes moyennes et pauvres, qui évoluent. Lors du forum mondial sur la pauvreté organisé par Emmaüs, 2 constats se sont dégagés : d'une part, un pauvre n'est pas un riche sans argent, d'autre part, un naufragé ne pourra jamais retourner dans le système (et tant mieux). De plus, si le XXe siècle a en quelque sorte vu l'apparition des classes moyennes, le XXIe siècle serait plutôt sur la voie de la démoyennisation, ce qui est finalement une bonne chose si elle est à l'origine d'une remise en question du système dans son ensemble.

[5] Lors du forum national de la gratuité, ont été mentionnées des expérimentations sur gratuité de l'eau vitale, des transports en commun, des services funéraires. Paul Ariès récuse le principe d'une gratuité uniquement « pour les pauvres » et lui préfère celui de gratuité d'émancipation, telle que celle de l'école publique. Mais qu'en serait-il avec le logement, la santé, ou l'alimentation ? Il existe de facto un droit à l'expérimentation ; selon la constitution française, des villes peuvent expérimenter des politiques en dehors de la loi, et la gauche s'est en général trop refusée à expérimenter.

[6] On peut voir ça comme une variation du célèbre Si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?

mercredi 19 décembre 2012

Que faire de l'Orthodox Union ?

Après les maillots du PSG et le chocolat, voici l'Orthodox Union.

L'Orthodox Union est une organisation juive américaine connue pour ses certificats de cacherout se traduisant par le label Ⓤ figurant sur les produits validés. Bon.

Ce mois-ci, après la condamnation en justice d'un membre de la communauté Satmar de Williamsburg pour agression sexuelle sur mineure, l'Orthodox Union a publié sur son site un communiqué apportant son soutien à ce verdict.

Or, rapporte FailedMessiah, quelques jours après, ce communiqué a disparu du site.

Par la suite, Simcha Katz, président de l'Orthodox Union, a affirmé au New-York Times qu' « en raison de notre manque de connaissance sur les modalités précises du procès et les détails de l'affaire, nous ne sommes pas en position de commenter dans un sens ou l'autre »[1].

Ce revirement peut apparaître comme une sage application du principe de précaution, mais il est plus probable qu'il traduise un soutien implicite au condamné.

Quelles qu'en soient les raisons, il convient de s'interroger sur la crédibilité en résultant pour cette organisation en termes de soutien aux membres de la communauté juive victimes d'abus en son sein.

Addendum (janvier 2013) : selon cet article, la position de l'Orthodox Union n'est pas nouvelle, et relève d'une analyse coût-avantage qui s'inscrit dans le cadre de sa mission de diffusion de ses valeurs.

Notes

[1] Citation originale : "Due to our lack of knowledge of the specifics of the trial and details of the case, we are not in a position to comment one way or the other."

vendredi 21 septembre 2012

La science de l'autisme

Fernand Deligny, auteur du célèbre recueil « Graine de crapule » (1945), était un éducateur qui fut dans les années 70 à l'origine de la création d’un réseau de prise en charge d’enfants autistes. Je dis tout simplement qu'un radeau n'est pas une barricade et qu'il faut de tout pour qu'un monde se refasse., affirmait-il.

L'autisme se manifeste par des comportements simultanés et cumulatifs qui peuvent déstabiliser ceux qui ne sont pas familiers avec cette condition, qualifiée de trouble envahissant du comportement (TED) :

  • des troubles des interactions sociales
  • des troubles de la communication verbale et non-verbale
  • des comportements stéréotypés et répétitifs

On distingue grossièrement trois types d'autisme (avec divers degrés, on parle de spectre autistique) :

  • L'autisme infantile, appelé aussi autisme de la petite enfance (aussi traduit autisme infantile précoce), psychose de la petite enfance, syndrome de Kanner ou trouble autistique. L'appellation autisme sans précision supplémentaire renvoie le plus souvent à cette identification, mais souvent en l'élargissant plus ou moins (comme on l'observe dans les critères utilisés dans les études épidémiologiques censées dénombrer les autistes).
  • Le syndrome d'Asperger, d'abord appelé psychopathie autistique (en 1943), est considéré comme une forme d'autisme. Il est inclus dans les décomptes épidémiologiques de l'autisme, mais les critères diagnostiqués sont très différents de ceux de l'autisme infantile. Il y a très peu de différences entre l'autisme dit de haut niveau et le syndrome d'Asperger. La distinction reposerait sur l'âge où l'enfant commence à parler, les patients ayant le syndrome d'Asperger ne connaissant pas de retard dans ce domaine. Certains ont aussi avancé l'existence de différences dans la comparaison des QI verbal et performance.
  • L'autisme atypique est un critère qui distingue un caractère autistique autre que l'autisme infantile ou le syndrome d'Asperger. Contrairement au diagnostic de trouble envahissant du développement non spécifié, le caractère autistique est clairement indiqué (il pointe l’existence des trois critères de référence de l'autisme, sociaux, communicationnel et de centre d’intérêt).

Les New-Agers parlent d'enfants indigo pour désigner les enfants autistes, dylexiques, ou hyperactifs. C'est-à-dire, des humains surdoués mais inadaptés au côté normatif des systèmes éducatifs traditionnels, et auxquels un environnement spécialisé est plus adéquat. Alors certes, c'est très bien de dire que ces enfants recèlent beaucoup de potentiel et qu'avec beaucoup d'efforts ils réaliseront des tas de choses dans la vie. Après amalgamer le tout et conférer aux enfants indigo des pouvoirs paranormaux pour faire plaisir aux parents et en faire un business[1], c'est déjà plus discutable.

L'autisme est le trouble du développement qui se répand actuellement le plus vite sur Terre. Le fait que les populations migrantes soient particulièrement touchées met en lumière une influence possible de l'environnement. Maladie rare il y a cinquante ans (un enfant sur dix mille affecté), la proportion d'enfants atteints est aujourd'hui d'environ 1 pour 150 en Europe, 1 pour 90 aux États-Unis, et même 1 pour 40 en Corée du Sud. En résumé, l'autisme revêt de plus en plus les apparences d'une épidémie.

Des associations comme Autistes sans Frontières et Autisme France insistent sur la nécessité d'un dépistage précoce, qui pourrait être effectué dès 2 ans, pour améliorer l'efficacité de la prise en charge. Malgré l'absence de marqueur biologique connu, certains signes avant-coureurs et signes d'alertes, décrits à partir de la page 15 de la brochure susmentionnée, peuvent conduire à demander une observation clinique et des examens psychologiques effectués par des professionnels.

En présentant l'autisme comme une rupture des capacités à la survie, le chercheur Ami Klin argumente aussi qu'une détection précoce des troubles du spectre autistique est importante afin d'éviter que des enfants atteints ne se retrouvent isolés face à leur environnement. Des équipes ont ainsi récemment mis en évidence que chez les très jeunes, le mouvement des yeux face à un écran de télévision présentait souvent des motifs spécifiques chez les enfants autistes ou hyperactifs (étude).

Se pose également la question de la cause de l'autisme, considéré comme une maladie neurobiologique. Certains suggèrent que des vaccins comme le Measles-Mumps-Rubella (MMR) seraient facteur d'autisme, mais cette théorie s'est vite révélée complètement infondée). Par contre, un documentaire d'Arte intitulé L'énigme de l'autisme - La piste bactérienne fait état de recherches scientifiques liant autisme et métabolisme, via des bactéries intestinales[2]. Ces études orientent les recherches vers des tests de détection complètement différents des tests comportementaux, tels les tests d'urine (étude), et envisagent des traitements basés sur des compléments alimentaires probiotiques.

Ce résultat n'est pas isolé. Une autre maladie cérébrale est de plus en plus perçue comme d'origine métabolique : la maladie d'Alzheimer [3], ainsi que l'illustre la couverture du New Scientist de ce mois.

Il n'existe aujourd'hui ni de preuve de l'irréversibilité de l'autisme, ni de traitement curatif. Mais une chose est sûre, c'est qu'il y a un gouffre d'incompréhension entre le monde des autistes et le monde des « gens normaux ». Notre vision et nos perspectives souvent limitées ont tendance à ériger une haute barrière de communication dont le difficile franchissement se rapproche, spirituellement, d'un saut en hauteur.

Notes

[1] Extrait d'une publication du GEMPPI :Habituellement une secte fabrique un objet de culte superstitieux (Omitama, Gohonzon etc.) exclusif auquel l'adepte va attribuer des pouvoirs magiques bénéfiques en cas d'obéissance ou maléfiques en cas de rebellion. Les adeptes de la secte Kryeon n'ont d'autres objets de culte et de superstition que leurs enfants "indigo", qui se trouvent revêtus de super-pouvoirs magiques bénéfiques en cas d'obéissance, maléfiques en cas de rejet, dès lors que les guides patentés de l'église kryeoniste les déclarent Indigo. L'avantage pour ceux qui exploitent ce système est que les adeptes ne pourront jamais se débarrasser de l'objet de culte qui les asservit à un enseignement et à la loi d'une entité invisible dont Lee Carroll et ses apôtres ont le monopole de la médiation.

[2] D'après l'enquête, les métabolites de bactéries intestinales telles que l'acide propionique pourraient déclencher l'autisme chez les enfants prédisposés.

[3] Depuis 2005 (étude), la maladie d'Alzheimer est de plus en plus considérée comme un diabète de type 3, une sorte de « diabète du cerveau », conduisant à envisager des traitements basés sur des médicaments appelés glitazones, ou sur l'insuline. Il est toutefois possible que diabète et maladie d'Alzheimer ne soient pas soient liées directement mais par des causes communes telles que des microsaignements au niveau du cerveau.

mercredi 16 mai 2012

Le côté obscur du chocolat

Une autre entrée classée par choix dans la rubrique animation, après celle sur les maillots du PSG. Aujourd'hui : faut-il manger du chocolat ?

Il y a quelques années, la découverte du fait que la production de cacao en Côte d'Ivoire (qui contribue à plus d'un tiers du le marché mondial) était en partie basée sur la mise en esclavage d'enfants a mené à un boycott de Nestlé. Nestlé, dont le siège social est situé à Vevey, dans le charmant canton de Vaud, Suisse, est derrière certaines marques comme Smarties, Cailler, KitKat, Mövenpick, Perrier, San Pellegrino, Vittel, L'Oréal, etc.

Un peu dans l'esprit du commerce équitable, des membres du congrès américain ont par la suite proposé de mettre au point un système de labels certifiant que telle plaque de chocolat a été produite sans faire travailler des enfants. Au coeur de la mondialisation, c'est le consommateur qui a le dernier mot.

Pour en savoir un peu plus, le film The dark side of chocolate (Le côté obscur du chocolat) documente les coulisses du cacao.

Cacao

Pour un aspect plus lumineux du chocolat, voir le site Chocolate Bar Book qui est vraiment chocolate bar.